Le chant du cygne

Finalement

A force de blizzards, de tempêtes, de mètres de neige accumulés, soufflés, rebattus, revenus

Tout s’est éteint dans la lumière blanche du fjord

Les Anges sont bien descendus et pleurent le blanc sur cette terre

Photo : Pierre Barr

Pourtant aujourd’hui

Ils sont là

Phares blancs dans la lumière infinie

Signes que le temps passe

Il m’avait semblé les entendre dans le vent, hier

N’en déplaise aux tempêtes, aux Anges et à leur tristesse

Ils sont là

Ils volent

Sourds aux tourments

Ils se posent sur le fjord chargé de neige

Ils glissent sur l’onde

Entourés des reliefs de corniches grignotées par les bourrasques

Taches blanches animées de leur propre volonté

Parmi les brisures blanches désœuvrées

Dont l’inéluctable destin est de finir absorbées par l’océan qui les porte

Ils sont là

Revenus du continent

Prêts à donner la vie en ces contrées blanches où tout s’est éteint

Ils sont là

Prêts à chanter l’été de leurs becs jaunes et noirs

Ils sont là

Prêts à danser le soleil de leurs plumes immaculées

Dans l’immensité blanche de l’hiver

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